Sur les routes des épices

Editions Ouest France, 2013

Si les épices sont aujourd’hui des produits courants et bon marché, il n’en a pas toujours été ainsi. Tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge, et jusqu’à l’orée du XVIII° siècle, ces humbles végétaux ont été les symboles mêmes du luxe et de l’extrême raffinement.

Pendant des millénaires, grains de poivre et bâtons. de cannelle, rhizomes de gingembre et graines de cardamome, gousses de vanille et piments, noix de muscade et clous de girofle ont été aussi convoités - et aussi coûteux  - que l’or ou les pierres précieuses. Dans cet ouvrage, Eric BIRLOUEZ nous montre à quel point la quête des épices a constitué un des grands moteurs de l’Histoire des hommes. Elle a permis la découverte de nouveaux territoires, à commencer par celle du continent américain par Christophe Colomb. Elle a suscité l’aménagement de milliers de kilomètres de pistes caravanières et l’ouverture de nouvelles voies maritimes, telle la fameuse Route des Indes de Vasco de Gama. Elle a « justifié » l’expansion coloniale et elle a fait la fortune de marchands, de cités comme Gênes et Venise et même de pays entiers (Portugal, Espagne, Pays-Bas). L’auteur nous rappelle également que, dès l’origine, l’usage des épices ne s’est pas limité à leur emploi en cuisine. Dans l’Egypte des Pharaons comme en Mésopotamie, dans la Chine et l’Inde anciennes, au sein des mondes gréco-romain et arabo-musulman ainsi que dans l’Europe médiévale, les épices ont été employées dans les pratiques de momification, lors des rituels religieux, pour la confection de parfums ou encore la fabrication de remèdes.

 

 

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